5 principes pour profiter de son séjour dans le Grand Nord

Le matin du 18 juin 2017, j’avais hâte de me rendre à Iqaluit pour plusieurs raisons. En plus d’entreprendre un stage de 4 semaines en orthophonie à l’École des Trois-Soleils et au CPE Les Petits Nanooks et de vivre l’expérience d’un stage avec une superviseure à distance, j’avais hâte d’apprendre à connaître mon cousin et sa famille qui habite à Iqaluit,  d’explorer un coin du pays où peu de gens ont la chance de se rendre et de me familiariser avec la culture inuit.

Je partage avec vous mon expérience sous forme de 5 principes qui m’ont permis de profiter le plus possible de mon séjour dans le Grand Nord!

1. J’ai dit oui!

Aussitôt que je suis arrivée à Iqaluit, on m’a offert d’aller pêcher sur la glace; ce fut la première de plusieurs invitations auxquelles j’ai dit oui! Une invitation au brunch du dimanche au Frobisher Inn,  à jouer à l’Ultimate Frisbee, à participer à un feu de camp sont toutes des occasions qui m’ont permis de rencontrer des gens et de profiter de la vie à Iqaluit.

J’ai aussi dit oui lorsque j’ai eu l’opportunité de manger de la nourriture locale. Je peux maintenant dire que j’ai mangé de la viande de phoque et du «Artic Char».

Il y a une multitude de belles expériences à vivre à Iqaluit, donc lorsqu’elles se présentent, il faut dire oui!

 

2. J’ai participé!

Iqaluit est une petite ville où il ne manque pas de choses à faire! Lors de mon séjour à Iqaluit, il y a eu le festival d’art Alianait, ainsi que des activités pour la journée du Canada et la journée du Nunavut. Plusieurs d’entre elles étaient gratuites! J’ai participé à plusieurs ateliers qui m’ont permis d’en apprendre davantage sur la culture inuit; notamment le chant de gorge, la danse du tambour inuit et les jeux inuits. Je sais maintenant que le chant de gorge est une sorte de jeu traditionnellement joué entre les femmes, que la danse du tambour c’est un très bon «work-out» pour les bras et que le «One-Foot et Two-Foot High Kick» sont des jeux amusants!

La communauté francophone à Iqaluit est très dynamique. L’ Association des francophones du Nunavut organise plusieurs activités et spectacles. J’ai assisté à un spectacle de comédie de Derek Seguin. J’ai aussi participé à une soirée de danse carrée pour la St-Jean Baptiste et je me suis amusée sur le terrain de gazon artificiel Turf grâce au RÉSEFAN.

3. Je me suis fait des amis!

C’est bien amusant d’avoir une superviseure de stage à distance et de s’occuper d’un chat lors de son séjour, mais ce n’est pas assez comme interaction sociale!

En acceptant les invitations qui m’étaient offertes et en jasant avec les gens que je croisais, j’ai rencontré des gens super accueillants et généreux! Comme moi, plusieurs d’entre eux sont arrivés à Iqaluit, n’y connaissant presque personne. Tous les gens que j’ai rencontrés avaient un goût de l’aventure, le respect et le goût de découvrir la culture inuit. J’ai rencontré des gens de tous les coins du pays; du Cap Breton jusqu’à Vancouver et d’ailleurs. Ce sont des amitiés dont je vais me souvenir longtemps!

4. J’ai pris le temps d’apprécier la nature!

Lors de mon séjour, j’ai vécu le «changement de la saison». Lorsque je suis arrivée à Iqaluit, il y avait de la glace partout et lorsque j’en suis repartie, c’était l’été!

J’admets que j’étais à Iqaluit au temps de l’année le plus propice à passer du temps dehors; il faisait habituellement entre 5 et 15 degrés Celsius et il faisait toujours clair. J’en ai profité en prenant plusieurs randonnées et en explorant plusieurs sentiers qui m’ont fait découvrir un paysage incroyable!

La piste «Trail to Apex» offre une belle vue toujours changeante de la Baie Frobisher, avec la marée qui monte et baisse et de la glace qui fond.

«Road to Nowhere» (oui, c’est ça le nom) c’est une belle marche dans la toundra qui souligne la beauté et l’immensité du paysage sans arbres.

Le parc provincial Sylvia Grinnell offre plusieurs sentiers et des endroits pour faire de la pêche.

Une randonnée à la croix offre une vue de toute la ville (sérieusement)!

À ceci s’ajoute, grâce au RÉFESAN, l’occasion de faire du kayak de mer accompagné de mon cousin!

Le soir, j’admirais les couchers de soleil splendides qui envahissaient le ciel sans jamais céder à la noirceur complète. Il faut prendre avantage de ces occasions pour apprécier ce qu’on voit; les photos y font rarement justice!

5. Je suis sortie de ma zone de confort!

Malgré que ce ne soit pas toujours facile pour moi de me convaincre de me rendre à une activité toute seule, je me suis poussée à ne pas laisser cela m’empêcher d’y aller. La communauté est assez petite que lorsque je me rendais à une activité seule, je rencontrais immanquablement quelqu’un que je connaissais!

By | 2018-04-03T11:28:20+00:00 8 février 2018|À la une, Autres, Témoignage|1 Comment

About the Author:

Valérie Caza
Originaire de l’est de l’Ontario, Valérie Caza termine sa dernière année de maîtrise en orthophonie à l’Université Laurentienne. L’été dernier, elle a complété un stage à Iqaluit à l’École des Trois-Soleils et au CPE Les Petits Nanooks.

One Comment

  1. Marie Labrecque
    Marie Labrecque 22 février 2018 at 16 h 12 min - Reply

    Bravo Valérie, pour ton courage et ta détermination! 🙂

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